Doit-on emmener ses enfants
aux funérailles ?
Où peut-on disposer les cendres du défunt ?
Pourquoi faire un testament ?
Qu’est-ce que le testament biologique ?
Quelles sont les conditions pour établir un testament
biologique ?
La preuve de décès : sachez qu’il en
existe trois formes,
lesquelles ?
Depuis quand l’Église catholique permet la crémation
?
Depuis quand l’Église catholique autorise-t-elle que la cérémonie
religieuse se déroule en présence de
l’urne contenant les cendres ?
Les parents hésitent souvent à emmener leurs jeunes enfants
aux funérailles d’un proche. D’une part,
ils craignent que cette cérémonie d’adieux bouleverse
trop l’enfant qui, bien souvent, n’a qu’une perception
approximative de la mort.D’autre part, il se peut que l’enfant
ne comprenne pas trop ce qui se passe autour
de lui et se mette à chanter ou à parler plus fort qu’il
est d’usage en de telles circonstances.
Réglons d’abord la première question : il est généralement
admis que les enfants ont une vague idée
de la mort dès l’âge de trois ans. Évidemment,
il faut s’attendre à une avalanche de questions lors de
la
cérémonie et durant les semaines qui suivent. Le mieux à faire
est de répondre le plus honnêtement
possible dans la mesure de sa propre compréhension de la mort.
Plus tard, vers cinq ans, l’enfant prendra
conscience du caractère irréversible de la mort, c'est-à-dire
qu’il comprendra qu’il ne reverra plus jamais
la personne décédée.
Quant à la seconde inquiétude, il n’est pas rare
que l’enfant se sente étranger au protocole des funérailles
et qu’il affiche quelques signes d’impatience.Mais règle
générale, les gens affligés de la perte d’un être
cher
se montrent compréhensifs dans cette situation et ne peuvent qu’apprécier
que la vie puisse ainsi continuer
de s’exprimer.
Les enfants ne peuvent être indéfiniment mis à l’écart
de tout ce qui entoure la mort et leur participation
aux rites ne peut que les éveiller à cette réalité.
Elle est bien révolue l’époque où il n’y
avait pas d’autre option que la mise en terre au cimetière
pour
trouver le repos éternel.
Pour toutes sortes de raisons, de plus en plus de gens demandent,
dans leurs dernières volontés, que leur
corps soit incinéré dans un crématorium, une pratique
admise par l’Église catholique en 1963.Depuis 1985,
elle autorise également que la cérémonie religieuse
se déroule en présence de l’urne contenant les cendres.
Selon la volonté du défunt ou de sa famille, ces cendres
peuvent être mises en terre au cimetière ou
disposées à quelqu’autre endroit riche de significations
pour le disparu. On peut, par exemple les placer au
pied d’un arbre qu’il chérissait particulièrement
ou les disperser dans une rivière près de laquelle il a
grandi.
Les cendres peuvent être déposées dans une urne que
la famille pourra garder à son domicile ou être conservées
dans un columbarium. Le columbarium est ni plus ni moins qu’un
cimetière intérieur où les cendres
des disparus reposent dans des compartiments individuels appelés
niches. Comme il s’agit de lieux propices
au recueillement, les proches peuvent s’y rendre à tout
moment pour saluer le disparu.
Qu’importe votre choix, il est préférable de discuter avec vos proches de vos volontés de fin de vie.
Car si la mort appartient à chacun, la douleur de perdre un proche
incombe davantage à ceux qui restent.
Votre conseiller funéraire pourra également vous présenter
les options qui s’offrent à vous, dans le respect
de vos choix.
Cela vous permet de décider vous-mêmes de la répartition de vos biens après la mort.
Lorsqu'il n'y a pas de testament, la loi prévoit le partage de
la succession entre les héritiers légaux.
Le patrimoine familial revient pour une moitié au conjoint survivant
et, pour l’autre moitié, il est distribué
selon les règles du Code civil aux héritiers légaux.
Il est donc nécessaire de faire un testament si vous
voulez disposer de vos biens après votre mort d'une façon
différente de celle prévue par le Code civil.
De plus, un conjoint de fait ne peut hériter de son partenaire à moins
que ce dernier l’ait désigné dans
son testament.
Le droit québécois en admet trois formes de testaments, lesquels ?
C’est un document par lequel une personne exprime sa volonté,
par rapport au soin de traitement
médical qu'elle aimerait ou non recevoir, advenant le cas où elle
serait gravement malade et incapable
de manifester ses choix face à la fin de sa vie. Le testament
biologique n'a pas de valeur contraignante
mais plutôt une valeur indicative.
- Avoir plus de 14 ans
- Agir en toute liberté (sans pression ou menace)
- Être lucide et suffisamment informé au moment de la rédaction
du testament biologique
- La copie de l'acte de décès (copie conforme à l’acte
de décès)
- Le certificat (comprenant le nom et le sexe du défunt ainsi
que la date, l’heure et le lieu du
décès)
- L’attestation (mentionnant la présence ou l’absence
d’un acte ou d’une mention apportée à
l’acte de décès)
Depuis 1963
Depuis 1985